du 29/11/2018
n°192
Spécial Lutte contre le changement climatique - ODD13
FOCUS
Fin du monde, fin de mois et réchauffement climatique par Bettina Laville

En ce mois de décembre 2018, la transition énergétique est au coeur de l'actualité. Et pas seulement parce que la 24ème Conférence des parties se tient du 2 au 14 à Katowice en Pologne.

Quelle que soit l'opinion qu'on porte sur le mouvement des « Gilets jaunes », on se souviendra de cet automne 2018 pour avoir porté sur la scène politique les complexités des arbitrages entre le long terme et le court terme : l'échec, on espère momentané, de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ; la contestation de la taxe carbone, instrument indispensable de régulation des émissions ; la revendication de la justice sociale que les manifestants n'appellent pas encore justice climatique. Tout ceci dans un contexte où les alertes à un « effondrement » possible se multiplient. S'il fallait une confirmation, la « transition », que d'aucuns entonnent comme positive et enthousiasmante, comme une exaltante opportunité, ne se fera pas sans douleur. Qui, d'ailleurs, pouvait en douter ?

Pour les alertes, elles sont nombreuses : citons le nouveau rapport du GIEC sur les « impacts d'un réchauffement climatique global de 1,5 C » en octobre dernier, et, coup sur coup, en novembre, le rapport publié par un collectif de l'Université d'Hawaï dans la revue « Nature climate change » sur les risques cumulés entraînés par le changement climatique, et le rapport gouvernemental américain « National climate assessment », mandaté par le Congrès.

La transformation est enfin enclenchée notamment via un taux signifiant de la taxe carbone. Comment en effet être crédible sur la scène européenne, au moment des risques de désengagement, et mondiale, en regard des pays tentés de rompre avec l'Accord de Paris, si on n'est pas soi-même exemplaire, ou tout au moins volontariste ? Pour les arbitrages de la Programmation pluriannuelle de l'Energie - PPE, elles entérinent de solides avancées : une trajectoire en ligne avec l'objectif de 32 % d'énergies renouvelables à l'horizon 2030, la priorité réaffirmée à l'efficacité énergétique, la géothermie, le biogaz. L'arbitrage sur le nucléaire fait grincer des dents, mais il est de bon sens, au vu des enjeux économiques et écologiques. L'annonce d'un grand débat citoyen ne peut que satisfaire le Comité 21, qui va tenir début 2019 son deuxième forum sur la citoyenneté écologique.

Pour la conjugaison des justices sociale et écologique, on n'en est qu'au début. Certes les inondations, les incendies, la fonte des glaciers, entre autres, nous rappellent à la réalité de l'anthropocène, et traduit un nouveau sens des responsabilités collectives. Mais cet anthropocène doit aussi fonder de nouveaux rapports sociaux, et là, on a du chemin à faire. Laissez-moi reprendre les paroles de réaction au discours du Président de la République d'Aurélien Barrau, auteur de l'appel des 200 personnalités en septembre dernier « il n'est sans doute pas possible de faire face au drame actuel en tentant désespérément de sauvegarder un système mortifère et agonisant. Il faudra aller plus loin. (...) Le seul espoir face à la catastrophe en cours, c'est que, finalement, forcés d'inventer un autre rapport à la nature, du dedans, nous soyons aussi contraints d'inventer un autre rapport à nos semblables. Peut-être la nécessité écologique sera-t-elle finalement le salut social. »

L'espoir, avant la COP24, se trouve du côté des acteurs non-étatiques, il faut mentionner le premier rapport annuel de l' « Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique » de l'association Climate Chance, et bien sûr les expériences concrètes présentées dans ce numéro 192 d'Infos 21 par les adhérents.

Mais il faudra aussi s'adapter ; c'est notre conviction. Dans le cadre des priorités de sa feuille de route 2017-2020, le Comité 21 a lancé en septembre dernier, avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères, de l'ADEME, de la CDC, d'EDF, de Veolia, d'Engie, et de Suez, un programme dédié à l'adaptation aux changements climatiques, arguant que la transformation des activités et des territoires sont des enjeux essentiels en regard des conséquences du changement climatique : recherche scientifique, appui-conseil aux adhérents, rencontres-débats, décryptage des enjeux internationaux... Dans ce cadre, une session de terrain se tient le 19 décembre à l'occasion du 2ème Colloque national Sciences et Sociétés, co-organisé par les GREC-PACA, CNFCG, GICC, à Marseille sur le thème « Adaptation et territoires ».

Á la veille de la COP24, et pendant la COP14 de la Convention sur la diversité biologique (Sharm El-Sheikh, en Égypte, 17-29 Novembre 2018), le Comité 21 a réuni dans une rencontre-débat le 5 novembre dernier les deux Ambassadeurs français en charge, Brigitte Collet pour le climat, (qui nous fait le plaisir de répondre à nos « 3 questions...) et Xavier Sticker pour la biodiversité, Car, encore une fois, il ne faudrait pas que l'actualité énergétique occulte le silence des oiseaux...

Alors, rendez-vous pour les conclusions de la COP14, et pour la COP24, où le Brésil sera beaucoup observé, avant que ne le soit, pour la COP25, la nouvelle Commission européenne.

Bettina Laville, Présidente du Comité 21
bettina.laville@comite21.org

@David Mercier

Actualités des adhérents
 
EcoAct : 3 leviers d’actions indissociables pour une neutralité carbone réussie et solidaire

La déclinaison de l'objectif mondial de neutralité carbone, au niveau des entreprises et des territoires, ouvre un champ de progrès inédit : elle appelle à repenser son développement à long terme et à dessiner sa stratégie de transformation et d'adaptation dans une perspective économique compatible avec un monde neutre en carbone. C'est à l'aune de cet impératif qu'EcoAct, expert dans la définition et la mesure des stratégies climat et le déploiement de projets de terrain, a publié en octobre une note sur la neutralité carbone au service de la transformation des entreprises et des territoires. EcoAct invite les organisations à bâtir une stratégie de neutralité carbone cohérente articulée autour des trois leviers d'actions indissociables : 1. Mesurer et déclarer ses émissions de GES ; 2. Eviter et réduire ses émissions, renforcer sa capacité de séquestration des émissions de GES ; 3. Financer la transition vers une économie zéro émission nette et résiliente. Ainsi, pour atteindre la neutralité carbone, les organisations ont, dès aujourd'hui, les outils et moyens d'initier des démarches concrètes dans leur périmètre d'activité, et également au-delà, en investissant dans la R&D ou/et en finançant des actions volontaires de réduction d'émissions et de renforcement des puits carbone via des projets de coopération carbone ayant un impact quantifiable tant dans les champs de l'adaptation que de l'atténuation aux changements climatiques. In fine, cette note, première d'une longue série, synthétise les analyses et recommandations d'EcoAct et présente la boîte à outils (référentiels existants, codes de bonnes pratiques, normes et initiatives) encadrant les démarches de neutralité carbone en France et à l'international pour atteindre cet objectif. Pour en savoir plus. Guillaume Bonnentien - guillaume.bonnentien@eco-act.com

EDF Collectivités soutient Unis-Cités avec l'opération « Check’ Energie »

En 2018, Unis-Cité a co-construit avec EDF Collectivités le programme « Check'énergie ». La mission des volontaires sur ce programme est double : accompagner le déploiement du dispositif chèque énergie en informant, en accompagnant et en orientant les familles ; sensibiliser les habitants des quartiers à la maitrise de leur consommation. Pendant 6 mois, 10 jeunes de Saint-Nazaire âgés de 17 à 23 ans en service civique au sein d'Unis Cités ont mené des actions de sensibilisation à la maîtrise de la consommation d'énergie auprès des populations fragiles de la Ville. Après une quarantaine d'heures de formation sur la maitrise de la consommation d'énergie et sur le chèque énergie, les jeunes se sont immergés sur le terrain en menant des ateliers ou en faisant du porte-à-porte porte pour informer, accompagner et aider les familles. Cette action a permis d'assurer plus de 35 heures de permanence, d'informer et accompagner plus de 500 familles. Les volontaires, dont la mission se terminera en novembre, apprécient tout autant cette expérience de terrain qui leur fait prendre confiance en eux, que le collectif de travail qu'ils ont réussi à former. Le 21 novembre dernier, Unis-Cité et d'EDF Collectivités ont renforcé leur partenariat en signant, lors du Salon des Maires à Paris, une convention de partenariat pour mener des actions communes visant à accompagner le déploiement du chèque énergie, en présence de jeunes volontaires engagés sur la mission « Check' Energie » dans le cadre de leur service civique. Plus d'information - Laurence Bachelier - laurence.bachelier@edf.fr

Le département de l’Isère adopte une stratégie Air-Climat-Energie

Face à l'urgence climatique que connait notre planète, le département de l'Isère s'engage. Pour cela, il veut agir efficacement en montrant l'exemple au travers des actions et pratiques professionnelles au sein de l'administration que les différentes politiques publiques qu'il conduit : transport, route, collèges, environnement, agriculture, patrimoine bâti... En 2017, le Département avait voté un plan de diminution de ses émissions de gaz à effet de serre qui fixait pour objectif une baisse d'au moins 4% de ces émissions d'ici à 2020. Aujourd'hui, le Département vient renforcer et élargir ses actions menées pour l'environnement en s'attachant notamment, au contrôle de sa consommation d'énergie et à la qualité de l'air à travers cette Stratégie Air Climat Energie. Le but de ce plan pluriannuel est d'assurer la réalisation des objectifs fixés en 2017, voire de les dépasser. Cette stratégie constitue donc l'acte 2 de la politique environnementale du Département. Elle fixe des actions volontaristes qui auront des impacts à moyen et long terme. Pour cela, elle apporte deux nouveaux éléments : des objectifs et des méthodes concrètes, par mission, pour atteindre l'objectif d'au moins 4% de diminution des émissions de gaz à effet de serre par le Département d'ici à 2020 ; une implication plus précise de tous les membres du Département, élus, et agents, dans le processus d'amélioration de la qualité de l'air de notre territoire et la réduction de nos propres consommations énergétiques.

La Loire-Atlantique, un département engagé dans la lutte contre le changement climatique

Le département de la Loire-Atlantique a associé lutte contre le changement climatique et protection de l'atmosphère dans l'organisation de ses politiques publiques. Il a pour objectif principal de diminuer ses consommations énergétiques et ses émissions de gaz à effet de serre, et, d'accroitre la part des énergies renouvelables, permettant ainsi de réduire la facture énergétique. Pour la 5ème année consécutive, les actions menées par le Département donnent des résultats encourageants. Il connait une diminution de 1,36 % en un an et de 13,56 % par rapport à l'année 2011-2012 en matière de consommation énergétique tandis que la part des énergies renouvelables passe de 14,26 % en 2015-2016 à 22,4 % en 2016-2017. La facture énergétique de son parc immobilier a été réduite de 2,05% en 2016-2017. Cette baisse de consommation est principalement dû à l'optimisation tarifaire des contrats de fourniture et la mise en place des Certificats d'Economie d'Energie (CEE). Le Département a signé deux conventions cadres en 2017, favorisant l'action citoyenne. L'une étant pour un projet de parc éolien citoyen à Plessé, et l'autre pour un projet de « cotoiturage solaire », CoWatt, destinée à financer des installations solaires photovoltaïques. Cette initiative est renforcée par le soutien « Cit'ER 44 » (Citoyens pour les Energies renouvelables). En matière de politique de mobilité, le Département a adopté en mars 2017 « la Loire-Atlantique à vélo ». Ce projet, à l'initiative de trois jeunes, a pour ambition de diminuer de 10% la flotte automobile d'ici 2021. Le télétravail est quant à lui, aussi, mis en avant pour diminuer l'empreinte carbone. 115 agents entre mars 2017 et février 2018 en ont bénéficié. Parallèlement, la diminution de la consommation de carburant du parc automobile s'est traduite par une baisse des émissions de CO2 de 1,8 % par rapport à 2016.@Christiane Blanchard. Pour en savoir plus. Alphonse Rubio - alphonse.rubio@loire-atlantique.fr

Saint-Etienne Métropole : un Plan Climat Air Energie Territorial sur l’atténuation et l’adaptation !

Saint-Etienne Métropole s'engage dans un nouveau Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) pour la période 2019-2025 en intégrant la thématique de l'air et l'adaptation au changement climatique comme composantes transversales. L'évaluation du 1er Plan Climat (période 2011-2016) a permis de mettre en évidence que 75% des actions prévues ont été réalisées, et qu'elles ont permis d'éviter l'émission de près de 250 000 tonnes de gaz à effet de serre en 5 ans. Le nouveau Plan Climat a pour objectifs d'atténuer l'impact sur le dérèglement climatique en réduisant significativement les émissions de gaz à effet de serre, les polluants atmosphériques et les consommations d'énergie du territoire d'ici 2025, mais aussi d'adapter le territoire au changement climatique en réduisant la vulnérabilité du territoire et de la population aux effets du changement climatique. La stratégie Climat-Air-Energie de Saint-Etienne Métropole est en cohérence avec le Schéma Régional Climat-Air-Energie (SRCAE). En continuité avec son engagement dans la démarche « Territoire à Energie Positive », la Métropole stéphanoise souhaite poursuivre ses ambitions en matière de développement des énergies renouvelables sur son territoire. Ainsi lors de son Forum Plan Climat 2018 du 4 décembre, la collectivité présentera son nouveau programme en faveur du Climat. Comme chaque année, ce temps fort de l'animation du Plan Climat sera, pour la Métropole et ses partenaires, l'occasion d'échanger, d'apprendre mais aussi de passer un moment convivial entre acteurs engagés pour le climat. Quatre ateliers animeront la journée : tout savoir sur la mobilité électrique ; la géothermie, une solution éprouvée de production de chaleur et de fraicheur économique possible (presque) partout ; le télétravail, une solution au service de la compétitivité des organisations, du bien-être des salariés et de la transition énergétique ; visite du Plan Climat : dans les coulisses d'un chantier exemplaire, la 3ème ligne de tramway de Saint-Etienne. Inscription. Pour en savoir plus. Lionel Jouve - lionel.jouve@saint-etienne-metropole.fr

COP21 Rouen Normandie : les acteurs du monde économique mobilisés pour la transition écologique du territoire

Depuis fin 2017, la Métropole de Rouen s'est engagée, grâce à la COP21 Rouen Normandie, à mobiliser à ses côtés les acteurs du territoire, faisant de la transition écologique son faire-valoir. En corrélation avec les objectifs nationaux mis en place lors de l'Accord de Paris, la COP21 Rouen Normandie a pour objectifs, d'ici 2050, de diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre, de diviser par 2 les consommations d'énergie et d'arriver à une consommation sur le territoire de 100% d'énergie renouvelable. Face aux 3 millions de tonnes équivalent de CO2 émis en une année, dues principalement aux 35% des émissions liées à l'industrie et aux 22% émis par les transports routiers, la Métropole de Rouen a décidé d'accompagner ces acteurs en mettant en place des outils et/ou des changements concrets en faveur de la transition écologique. Cela se traduit, dans un premier temps, par le diagnostic de son Plan Climat Air Energie Territorial qui a confirmé que la Métropole ne peut à elle seule atteindre les objectifs fixés en matière de réduction de la pollution atmosphérique, d'adaptation et d'atténuation du changement climatique. C'est avec la signature d'un nouveau plan d'action, voté à l'unanimité le 8 octobre dernier, qu'a débuté la deuxième étape. Avec l'appui de l'ADEME et de WWF, elle a rencontré de nombreuses entreprises et les a accompagnés pour prendre des engagements publics, afin de réaliser des actions de transition énergétique dans les domaines du bâtiment, de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables, des déchets, des transports, du numérique, de la biodiversité et de l'alimentation. Une cinquantaine d'entreprises ont répondu à cet appel, en vue de l'Accord de Rouen pour le Climat qui sera conclu le 29 novembre 2018. Pour en savoir plus

Lancement de l'expérimentation de covoiturage urbain e'CocliquO » à Orvault

Conçu comme un complément des transports en commun et des autres modes de déplacement urbain, le dispositif « CocliquO » facilite le covoiturage gratuit et en confiance entre quartiers d’Orvault. Le système est simple : six grands panneaux d’arrêt ont été installés à des points stratégiques de la commune. Sur chacun de ces panneaux figurent cinq destinations parmi les plus courantes pour les habitants avec des cases à cocher, où l’autostoppeur peut indiquer la destination de son choix avec une carte aimantée, qu'il aura obtenue gratuitement après inscription sur la plateforme. L’avantage de CocliquO est de fournir un véritable kit de covoiturage (carte nominative à apposer sur les panneaux pour indiquer sa destination et sticker à coller sur le pare-brise de sa voiture) qui facilite et démocratise l'auto-stop pour des trajets courts en milieu urbain, une pratique qui, lorsqu'elle est spontanée, se heurte souvent l'appréhension pour les piétons, voir à l'indifférence chez les automobilistes. Ce dispositif fait partie intégrante des 33 engagements de Nantes Métropole pour la transition énergétique, notamment le 6e favorisant le covoiturage et l'auto-partage. Florence Devasson - Florence.DEVASSON@mairie-orvault.fr

 

 

L’Association Bilan Carbone lance le « Mois de la biodiversité et Climat »

L'ABC continue sur sa lancée des mois à thème, avec la biodiversité qui sera mise à l'honneur jusqu'à mi-décembre. Dans un premier temps, se tiendra le 6 décembre de 13h30 à 14h, le Comité trimestriel des événements climat d'ABC. Cette édition consacrée à la biodiversité, gratuite et online, offre une tribune aux organisations qui font avancer la transition énergétique et écologique (pour présenter un projet en lien avec le climat et la biodiversité). Le 11 décembre, ABC organise un petit déjeuner thématique sur le thème « Climat & Biodiversité ». Le sujet des discussions sera axé sur l'enjeu crucial de l'érosion ainsi que la perte de la biodiversité. Quelles solutions pour restaurer/sauvegarder la biodiversité ? Comment prendre en compte la biodiversité dans nos activités ? Pour tenter de répondre à ces questions, ABC a convié plusieurs intervenants : Antoine Cadi (Directeur recherche et innovation, CDC Biodiversité), Hélène Leriche (Responsable biodiversité et économie, OREE), Arnaud Berger (Directeur prospective économie verte et RSE, BPCE). Inscriptions - Pour en savoir plus. Damien Huet - damien.huet@associationbilancarbone.fr

Agence Parisienne du Climat : adapter le bâti au climat parisien futur

L'Agence Parisienne du Climat, la ville de Paris et l'Observatoire de l'Immobilier Durable ont lancé une «Task Force» dont l'objectif est de co-construire un référentiel pour la construction et la rénovation du bâti adapté aux évolutions du changement climatique à Paris, conformément à l'action 24 de la Stratégie d'Adaptation de la Mairie de Paris. Cette Task Force a rassemblé gestionnaires de bâtiments, foncières, bureaux d'études, aménageurs et professionnels du bâtiment durant deux réunions en juin et octobre 2018. Cela a permis aux acteurs de faire remonter leurs besoins et apporter leur expertise pour co-construire ce nouvel outil, qui sortira courant 2019. Ce travail est effectué dans le cadre de la communauté Immobilier et aménagement durable du dispositif Paris Action Climat, qui mobilise acteurs économiques et institutions parisiennes autour des objectifs du Plan Climat de Paris. Pour en savoir plus. Cécile Gruber - Cecile.GRUBER@apc-paris.com

Décarbonation & amélioration de la résilience : Electriciens sans frontières agit en Dominique !

Comme de nombreuses ONG qui agissent auprès des populations les plus démunies de la planète, Electriciens sans frontières inscrit son action dans l'ODD 7 de « Garantir l'accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ». Ainsi, les bénévoles réalisent actuellement l'électrification de six centres de santé en Dominique, par des systèmes photovoltaïques qui produisent de l'électricité sans émettre de gaz à effet de serre. Les centres de santé verront leurs factures d'électricité diminuer, grâce au recours à l'autoconsommation. Ce projet va contribuer à la décarbonation du mix électrique de l'île, aujourd'hui très dépendante des combustibles fossiles. Par ailleurs, ESF vise à améliorer la résilience des populations auprès desquelles ils interviennent, surtout celles qui sont confrontées à des évènements météorologiques violents, dont la fréquence va augmenter en raison du dérèglement climatique. En Dominique, la population locale est formée à la maintenance et à l'entretien des installations photovoltaïques, et ces dernières sont techniquement conçues pour pouvoir être facilement mises à l'abri en cas de tempête. En septembre 2017, le passage de l'ouragan Maria avait dévasté les infrastructures de l'île, laissant la majorité des habitants sans électricité pendant plusieurs semaines. La réalisation de ce projet devrait être achevée en décembre 2018 ; il est mené avec l'appui de la Fondation de France et de Schneider Electric, en coordination avec le Ministère de la santé de la Dominique. Pour en savoir plus. Jeremy Gallet - jeremy.gallet@electriciens-sans-frontieres.org

Elise accompagne tous les publics dans leur démarche de transition énergétique

L'association ELISE se mobilise en Vendée pour impliquer le plus grand nombre de personnes et de structures dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique. Plusieurs actions ont été développées vis-à-vis de publics cibles : les citoyens sont invités à développer le cotoiturage solaire avec CoWatt. ELISE est l'animateur territorial et l'expert technique qui permettra de concrétiser les installations solaire de CoWatt ; les entreprises de La Roche-sur-Yon Agglomération sont mobilisés à travers un PDIE (Plan de Déplacement Inter entreprise) où ELISE forme les référents mobilité en entreprise, anime des ateliers covoiturage interentreprises et accompagne la mise en place d'autopartage ; les établissements scolaires se mobilisent pour le climat grâce au « défi class énergie » animé par l'association ELISE. Les enseignants, les élèves et les équipes techniques des bâtiments scolaires sont collectivement mobilisés pour réduire les consommations d'énergie de l'établissement scolaire en jouant sur les gestes du quotidien. Pour en savoir plus. Philippe Massé - philippe.masse@eiepdl.fr

Les Collines, le coeur du Bénin engagé face aux changements climatiques, un programme du GERES

Au centre du Bénin, les 716 000 habitants du département des Collines vivent déjà les impacts des changements climatiques : routes détruites, bâtiments « décoiffés », pertes de semis et de cultures, sols agricoles dégradés, etc. Le GERES, soutenu par l'Agence française de développement-AFD, accompagne sur place le Groupement Intercommunal des Collines (GIC) pour l'élaboration d'un programme d'actions visant à endiguer les effets néfastes du dérèglement climatique. Le 13 novembre dernier, à Cotonou, les 6 maires du GIC ont signé une Charte portant sur une exploitation raisonnée et durable des ressources naturelles, la promotion de techniques agricoles résilientes, la satisfaction durable des besoins énergétiques et la résilience des infrastructures publiques et des habitations. Des échanges directs ont été initiés avec les financeurs potentiels. Un premier appel à projets a déjà été lancé pour soutenir la restauration des terres dégradées par les paysans encadrés par 4 OSC locales. Mais il faudra encore beaucoup de ressources pour parvenir à concrétiser tous ces engagements. C'est pourquoi, pour l'accompagner dans ses démarches, le GIC souhaite établir une relation de coopération décentralisée avec une collectivité française. Pour en savoir plus. Marie-Noëlle Reboulet - mn.reboulet@geres.eu

Le PFE réalise une vidéo de sensibilisation « Imaginez un monde à +4°C : qu’en est-il de l’eau ?»

A l'occasion de la COP24, le Partenariat Français pour l'Eau a réalisé une courte vidéo de sensibilisation pour alerter les décideurs et le grand public sur les impacts catastrophiques d'un réchauffement moyen de 4°C à la fin du siècle. Un voyage futuriste pour plonger dans la France, le Vietnam et les Etats-Unis de l'année 2098. Erik Orsenna, Président d'Initiatives pour l'Avenir des Grands Fleuves de France, a prêté sa voix au personnage de cette vidéo. Cette dernière sera lancée officiellement le jeudi 6 décembre à l'occasion d'un évènement sur le Pavillon France lors de la COP24. Découvrez la vidéo - www.partenariat-francais-eau.fr. Mélissa Cran - melisa.cran@partenariat-francais-eau.fr

La note de l’UICN sur l’impact du changement climatique sur les espèces

A l'heure où les experts unissent leurs voix pour avertir sur la disparition effrénée des espèces, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie « Lignes directrices pour évaluer la vulnérabilité des espèces au changement climatique ». Cette note, fruit du travail de dix-huit scientifiques membres du groupe de spécialistes du changement climatique de l'UICN, part du constat que le changement climatique est répertorié comme une menace pour près d'un cinquième des espèces menacées d'extinction de la liste rouge de l'UICN. Nous avons donc plus que jamais besoin de moyens fiables pour mesurer la vulnérabilité de ces espèces afin d'identifier celles qui sont les plus menacées. En effet, des phénomènes divers liés au changement climatique (élévation du niveau de la mer détruisant les habitats naturels, amoindrissement des sources de nourriture...) affectent différemment les espèces. Les auteurs soulignent donc que les évaluations devraient identifier toute la gamme des pressions auxquelles les espèces sont soumises, puis choisir des méthodes d'évaluation appropriées. La littérature scientifique étant jusqu'alors trop lacunaire dans ce domaine, cette note fournit des conseils pratiques sur les méthodes et les données à privilégier afin de mesurer avec précision cette variable, dans la mesure où comprendre ce qui rend les espèces vulnérables garantit que les efforts de conservation soient aussi ciblés et efficaces que possible. A lire. Sébastien Moncorps - sebastien.moncorps@uicn.fr

WeGreenIT : l’étude de WWF France et du Club Green IT qui évalue l’impact environnemental du numérique

Présentée en octobre dernier, l'étude WeGreenIT évalue l'empreinte environnementale du numérique - un secteur qui ne représente pas moins de 2% des émissions mondiales de GES - ainsi que l'état d'avancement des entreprises sur cet enjeu. Elle a été produite conjointement par WWF France et le Club Green IT. L'étude pose tout d'abord un constat : le numérique et le développement durable sont, encore aujourd'hui, deux domaines qui se parlent peu. Premières consommatrices du numérique, les entreprises ont donc un rôle central à jouer dans la réorientation positive de la révolution numérique, alors que les règlementations nationales et internationales s'intensifient. Ainsi, en mars 2018, 24 entreprises de divers secteurs ont répondu aux questions de cette étude, dont certaines comptent parmi nos adhérents : La Caisse des Dépôts, Engie, La Poste, Pôle Emploi, Schneider Electric, ou encore la SNCF. Les résultats montrent notamment que les premières sources d'impact environnemental sont la fabrication des équipements informatiques (54% de l'émission de GES), l'environnement de travail des utilisateurs (ordinateurs, écrans...), ou encore le service informatique. L'étude met également en lumière la grande variation de maturité des entreprises en fonction de leur secteur au sujet du numérique responsable. Cependant, quel que soit le secteur, WeGreenIt souligne qu'une bonne gestion du numérique représente un levier à la fois social, avec des créations d'emplois, et environnemental pour les entreprises. Au-delà des résultats de l'enquête, ce document a plus largement pour objectif d'impulser le développement d'une culture et de stratégies communes entre les entreprises, afin de mieux articuler numérique et développement durable. Pour en savoir plus - Télécharger l'étude WeGreenIt

La vie de l'association
 
Enquête adhérents du Comité 21 : donnez votre avis ! (Réservé aux adhérents)

Le Comité 21 s'est donné pour mission de faciliter la mise en oeuvre opérationnelle des Objectifs de développement durable en France. En tant que réseau multi-acteurs, nous accompagnons nos adhérents dans leur démarche de développement durable et créons les synergies pour favoriser le dialogue entre les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile. Aujourd'hui, nous souhaitons vous consulter en vue de la préparation du programme 2019 ; c'est avec les remarques et suggestions de chacun que le projet du Comité 21 se construit, se développe, s'améliore et se pérennise... Nous vous proposons de répondre à ce questionnaire, de moins de 3 minutes, si possible avant fin novembre. Merci d'avance pour votre participation et au plaisir de vous retrouver lors de nos rendez-vous-débats ou par téléphone. N.B. : Vos réponses seront traitées de manière anonyme et dans la plus grande confidentialité. Participer à l'enquête

Le Comité 21 en action
AU NATIONAL
Adaptation aux changements climatiques : le Comité 21 engagé pour sensibiliser et outiller ses membres, y compris à la COP24 !

Faisant le constat des mauvaises tendances actuelles et redoutant le non-respect des objectifs climat, le Comité 21 a décidé de développer son expertise sur l'adaptation aux changements climatiques à destination de ses membres. Depuis le 20 septembre dernier, le Comité 21 a lancé un tout nouveau programme réservé à ses adhérents pour les sensibiliser et les outiller sur les enjeux de l'adaptation aux changements climatiques. Animé conjointement par Sarah Schönfeld, responsable International du Comité 21 et Guillaume Simonet expert scientifique de l'adaptation, ce programme propose jusque fin 2019 plusieurs ateliers de travail : le premier organisé le 12 octobre dernier s'est focalisé sur les définitions de l'adaptation, le deuxième organisé le 23 novembre dernier s'est quant à lui penché sur l'utilisation des scénarios climatiques et la prospective qualitative comme levier de transformation des organisations et du territoire. Ce programme est à destination de tous les membres du Comité 21 : entreprises, collectivités territoriales, établissements d'enseignement supérieur et associations. Le prochain atelier 3 propose aux membres de participer, le mercredi 19 décembre, à la dernière journée du colloque national sur l'adaptation « Sciences et Société » à Marseille. N'hésitez pas à vous inscrire avant le 3 décembre. Par ailleurs, le Comité 21 a décidé d'organiser lors de la COP24 une conférence pour mettre en lumière l'impérieuse nécessité d'adapter les organisations et les territoires aux conséquences déjà en cours et à venir des changements climatiques. Cette conférence se tiendra le mardi 11 décembre de 16h à 17h30 sur le Pavillon France à Katowice. Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org

GRAND OUEST
Le Comité 21 Grand Ouest publie un livre de référence sur le développement durable en Pays de la Loire

Quels sont les défis à relever aujourd'hui en Pays de la Loire ? A quelle échéance ? Où s'esquissent les réponses ? Quels sont les acteurs-ressources à mobiliser ? En collaboration avec GRDF et la Banque populaire Grand Ouest, le Comité 21 propose dans cette publication des éléments de réponse, en prenant appui sur des exemples remarquables dans les Pays de la Loire. Préfacé par la Présidente de Région Christelle Morançais, ce « panorama du développement durable » met en valeur plus de 200 initiatives organisées selon quatre grandes thématiques : la transition énergétique et les changements climatiques, la biodiversité et les ressources naturelles, la solidarité et la lutte contre les exclusions, l'économie responsable et la compétitivité des entreprises. Sortie décembre 2018. 10 euros. Antoine Charlot - charlot@comite21.org

Publication du cahier de restitution « Changements climatiques : comment s’adapter ? En pays de la Loire »

Le Comité 21 Grand Ouest, l'ADEME et le Conseil régional des Pays de la Loire publient ce mois-ci le cahier de restitution de la journée régionale de partage et d'échanges du 24 novembre 2017. Première par son ampleur, celle-ci a permis de mieux appréhender les vulnérabilités et les opportunités liées aux changements climatiques sur le territoire des Pays de la Loire, avec la diversité des acteurs qui le compose. Huit ateliers thématiques ont défini les défis, secteur par secteur, et identifié les premières pistes de travail pour renforcer la résilience du territoire. Ce cahier de restitution est la synthèse des nombreuses productions écrites issues des ateliers. 44 pages. A lire. Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org

Les 21 et 22 mars, l'Université des transitions du Comité 21 Grand Ouest!

Le « Résumé à l'intention des décideurs » du GIEC, le rapport "Planète Vivante 2018" de WWF ou encore le « Manifeste étudiant pour un réveil écologique », les récentes publications sur le développement et le progrès social sont toutes unanimes : il faut aller plus loin dans le changement, et surtout plus vite. La coopération entre tous les acteurs qui « font » la société n'est aujourd'hui plus une option, c'est une condition à la réussite des transitions. Mais comment ? Avec qui ? Sur quels sujets ? Le Comité 21 Grand organise sa première Université des transitions les 21 et 22 mars 2019à Saint-Hilaire-de-Riez, dans une ambiance conviviale et en compagnie d'invités de tous les horizons. Offrant des temps d'inspiration à travers une grande conférence et un forum ouvert, ainsi que des temps d'échange et de décontraction, l'Université des transitions sera l'occasion pour tous les acteurs du développement durable de faire le plein d'idées et de motivation. Inscriptions et informations à venir. Clara Canac - canac@comite21.org

A L'INTERNATIONAL
La COP24 doit définir les règles d’application de l’Accord de Paris mais surtout rehausser l’ambition !

Du 2 au 14 décembre se tiendra à Katowice la conférence annuelle de la convention Climat, organisée cette année par la Pologne et la CCNUCC. Il s'agit d'une COP cruciale qui devra notamment stabiliser les règles d'application de l'Accord de Paris, son manuel d'utilisation en quelques sortes : comment établir une procédure unique de reporting, une manière d'élaborer une feuille de route nationale (NDC) etc. Cette COP se tient quelques semaines seulement après la parution du rapport du GIEC sur le 1.5°C, dressant le niveau d'effort à atteindre pour respecter les objectifs de l'Accord de Paris... sans pareil... La trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre nous emmène vers 55 milliards de tonnes en 2030, or le rapport du GIEC nous indique qu'il ne faudrait pas dépenser les 30 milliards de tonnes émises si nous voulions rester au-dessous d'un réchauffement de 1.5 °C. C'est-à-dire qu'il nous faudrait entre 2020 et 2030 diviser par 2 nos émissions. Le défi est colossal et, comme le souligne le récent rapport de l'Observatoire de l'action climat des acteurs non étatiques, tout le monde doit prendre sa part de responsabilité. Aux Etats, il revient de rester dans la cadre fixé en 2015 par l'Accord de Paris, qui, même s'il était respecté à la lettre, ne nous ferait faire qu'une partie seulement du chemin nécessaire pour rester au-dessous des 1.5°C. Car l'Accord de Paris a été conçu par la diplomatie française pour rehausser régulièrement l'ambition des Etats (NDC) avec des effets de cliquets ne permettant pas le retour en arrière. C'est tout l'enjeu de la COP24 qui s'ouvre dans quelques jours : comment faire, 3 ans après la COP21, pour rehausser l'ambition des Etats dans un climat de défiance américaine et brésilienne ou encore lorsque la France, pays artisan de l'Accord de Paris, ne respecte pas les objectifs de sa stratégie nationale bas carbone ? Chaque jour de maintien de la trajectoire actuelle hypothèque un peu plus la capacité des êtres vivants (les êtres humains y compris) à s'adapter aux conséquences déjà en cours et à venir des changements climatiques. Chaque jour qui passe rend de plus en plus difficile l'adaptation de nos modes et de vie et de nos activités ; c'est la raison pour laquelle le Comité 21 a décidé d'organiser à Katowice sur le Pavillon France une conférence dédiée aux enjeux de l'adaptation, qui se tiendra le mardi 11 décembre de 16h à 17h30. Cette conférence mettra en lumière les actions déjà menées par ses membres mais également tout ce qu'il leur reste à accomplir. Bettina Laville, présidente, et Sarah Schönfeld, responsable International, seront présentes à la COP24 du 10 au 13 décembre. Pour finir, le Comité 21 organise un Débat sur le bilan de la COP 24 « L'Accord de Paris pourra-t-il être appliqué dans toute son ambition dès 2020 ? le 17 décembre de 9h00 à 10h30, à Bpifrance. Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org

Création de la branche française du réseau SDSN pour promouvoir les solutions de l’enseignement supérieur oeuvrant à la réalisation des ODD

Jeffrey Sachs était présent à Paris le 13 novembre dernier pour inaugurer la création de la branche française du réseau Sustainable Development Solutions Network (SDSN). Coordonné par l'Université PSL, Kedge Business School et l'université de Cergy Pontoise auquel participe le Comité 21, le REFEDD, le CIRSES, l'Association Internationale des Universités et d'autres parties prenantes, ce nouveau réseau, placé sous la bannière des Nations Unies, travaille à promouvoir les Objectifs du développement durable (ODD) adoptés en 2015 par l'Assemblée Générale de l'ONU. L'objectif est multiple : mettre en valeur, auprès des pouvoirs publics, des organisations internationales et des ONG, les initiatives d'enseignement et de recherche des institutions académiques françaises dans le domaine du développement durable, faire naître des synergies et des coopérations entre institutions académiques françaises, intéresser des mécènes et des sponsors au financement de projets issus des universités françaises, développer recherche fondamentale et enseignement autour des ODD, diffuser et améliorer en fonction des retours d'expérience le SULITEST. Sarah Schönfeld - schonfeld@comite21.org

Agenda du Comité 21
 

4/12 à Rennes : participation du Comité 21 Grand Ouest au séminaire régional pour l'Agence Bretonne de la Biodiversité
5/12
à Nantes : participation du Comité 21 Grand Ouest à la Conférence ligérienne de l'énergie
6/12
à Paris : séminaire d'équipe du Comité 21 sur le programme 2019
6/12
à Angers : journée technique « Economie circulaire et développement économique » organisée par le Comité 21 Grand Ouest en partenariat avec le Conseil régional Pays de la Loire et avec le soutien de l'Ademe
7/12 à Paris : participation en tant que partenaire à la restitution de la restitution de la consultation nationale « C'est quoi une ville citoyenne ? » organisée par Empreintes citoyennes
10-13/12
à Katowice (Pologne) : participation du Comité 21 à la COP24
17/12
à Paris : débat sur le bilan de la COP 24 « L'Accord de Paris pourra-t-il être appliqué dans toute son ambition dès 2020 ? de 9h00 à 10h30 à Bpifrance - inscriptions
18/12 à Paris : participation au 2ème Comité de pilotage de haut niveau dédié aux Objectifs de développement durable (ODD) qui fera un point d'avancement sur les travaux d'élaboration de la Feuille de route de mise en oeuvre des ODD par la France
18/12
à Paris : participation à l'Assemblée plénière du bureau de la plateforme RSE
18/12
à Nantes : atelier « la Qualité de Vie au Travail (QVT) : par où commencer ? » organisé par le Comité 21 Grand Ouest
19/12
à Marseille : 3ème atelier du programme Adaptation du Comité 21 au colloque national « Sciences et société pour l'adaptation des territoires aux changements climatiques » à Marseille

Ressources du Comité 21
 

Le Comité 21 publie régulièrement sur les enjeux du développement durable. Pour ce numéro, nous vous proposons de retrouver les productions du Comité 21 sur la lutte contre le changement climatique.

. Ouvrage L'adaptation au changement climatique
S'adapter au changement climatique comme au changement global est devenu un objectif vital pour toutes les sociétés. Cet ouvrage est le résultat d'un partenariat entre le CNRS et le Comité 21. Version française à commander (CNRS édition) / Version anglaise - Adapting to Climate Change - A question for our societies est aussi disponible sur Edisens.fr
.
Cahier de restitution « Changements climatiques : comment s'adapter ? En pays de la Loire ». Ce cahier montrer les vulnérabilités et les opportunités liées aux changements climatiques sur le territoire des Pays de la Loire - novembre 2018
. Note d'analyse Les projets participatifs, un facteur essentiel pour le développement des énergies renouvelables (réservé aux adhérents) - octobre 2018
. Note d'analyse : Bilan COP23, une Cop résolument de transition mais pas d'étape ! - novembre 2017
. Note d'analyse
: L'esprit Bula devant Donald Trump : une autre version de David et Goliath, une note d'analyse sur l'avancement de l'Accord de Paris du Comité 21Climat - juin 2017
Retrouvez toutes nos ressources

Le Comité 21 dans la presse
 
Le Comité 21 dans l’émission Du Grain à moudre de France Culture «COP24, c’est déjà trop tard ?»

Bettina Laville, présidente du Comité 21, est intervenue le 26 novembre au côté de Philippe Bihouix, ingénieur centralien, membre de l'Institut Momentum, dans l'émission d'actualité « Du Grain à moudre », sur France Culture, animée par Hervé Gardette.
A quelques jours de son ouverture à Katowice en Pologne, la COP 24 fait figure d'étape cruciale pour concrétiser les engagements de l'accord de Paris sur le climat. À moins qu'il ne soit déjà trop tard ? Est-il encore temps de lutter contre le réchauffement climatique ? C'était la question de cette émission. En effet, les engagements pris lors des COP ne sont pas concrètement mis en oeuvre ; chaque nouveau rapport du GIEC nous est présenté comme le rapport de la dernière chance... Face à cela se développe une pensée de l'effondrement. Pourtant, chaque grand rendez-vous international sur le climat porte le message qu'il est encore temps. Bettina Laville, qui était ainsi interrogée sur le rôle concret de la COP24 à l'aune des pensées pessimistes, a souligné que ces rendez-vous sont autant d'occasions pour mettre autour de la table politiques, scientifiques et citoyens, mais aussi que cette COP doit achever la période de négociation de la mise en oeuvre concrète de l'Accord de Paris. Il est bien regrettable que, contrairement aux recommandations des scientifiques, rien n'ait été prévu pour faire avancer les choses dans l'Accord de Paris entre 2015 et 2020. On en voit le résultat dans l'augmentation des émissions de CO2. Il est d'autant plus urgent qu'à la COP 24, tous les pays doivent s'accorder sur les règles de transparence, mais surtout que les ambitions de l'Accord initial doivent être largement rehaussées car, selon la présidente du Comité 21, il commence à être « déjà trop tard ». Elle poursuit en rappelant que, si le pari de ces accords internationaux est d'allier croissance et écologie, la croissance verte ne sera pas suffisante. Il faudra avant tout que les politiques ne considèrent plus l'enjeu du réchauffement comme un sujet parmi d'autres et que de nouveaux indicateurs économiques soient mis en place pour prendre en compte les impacts du changement climatique. Bettina Laville a souligné que le politique ne s'est pas assez chargé d'éduquer les consciences afin que tous les individus soient prêts à accepter ce changement de modèle, conduisant aux événements de ces derniers jours. Or, le mouvement citoyen est crucial dans cette transformation. Il ne s'agit pas de dire aux citoyens qu'ils auront moins, mais qu'ils auront autre chose, et surtout de manière équitable et socialement juste, au nom de la conservation de la vie sur terre. Selon Bettina Laville, on est bien là dans une nouvelle philosophie, qui devrait nous faire sortir des « petits pas », aujourd'hui bien trop insuffisants face à la gravité de la situation. Le Comité 21 sera présent du 10 au 13 décembre à la COP24 (cf. rubrique Comité 21 en action - International). Ecouter l'émission

Interview de Bettina Laville par Acteurs publics TV

A l'occasion du passage du train du climat à Bordeaux, le 21 octobre, la présidente du Comité 21, a réaffirmé que l'adaptation au changement climatique est aussi importante que l'atténuation. Il faut évidemment tout faire pour que nous n'ayons pas une hausse de 4 ou 5 degrés, mais il faut en même temps s'adapter à des catastrophes possibles. Elle insiste sur le rôle des citoyens comme des élus dans la lutte contre le réchauffement climatique. A regarder

3 questions à ...
Brigitte Collet, Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques

La COP24 s'ouvre le 2 décembre prochain à Katowice, quels sont pour vous les enjeux majeurs de cette négociation à venir ?

Nous attendons trois résultats de la COP24 : l'adoption des règles d'application de l'accord de Paris ; une réaction des Etats au nouveau signal d'alarme que nous a adressé le GIEC ; enfin, l'accélération de l'action. La COP24 sera un rendez-vous capital pour garantir l'efficacité de l'accord de Paris et de l'action climatique globale dans un contexte d'extrême urgence.

Les négociations des règles d'application de l'accord de Paris progressent mais sont complexes et délicates, notamment sur deux sujets. D'abord, la question de la différenciation des obligations entre pays développés et pays en développement. Elle était stricte jusqu'à présent et doit s'effacer pour aboutir à un régime commun mais qui présente les flexibilités nécessaires pour permettre aux pays qui n'en ont pas la capacité de la développer progressivement. Cette flexibilité ne doit, bien évidemment, pas nuire à l'ambition de l'accord. L'autre grand sujet est celui des financements, essentiels pour que les pays en développement, en particulier les plus pauvres et vulnérables, puissent mener leur action climatique.

Le 11 décembre le Dialogue Talanoa permettra aux ministres de faire un premier bilan de l'action trois ans après la COP21 et d'évaluer le chemin à parcourir pour tenir les objectifs de l'accord de Paris. Ils le feront sur la base du rapport du GIEC sur l'impact d'un réchauffement de 1,5°C, dont nous devons tirer les conséquences en rehaussant le niveau d'ambition des NDC d'ici 2020, et pour ce qui nous concerne celui de la NDC européenne.

Enfin, nous soutiendrons les initiatives qui permettent d'accélérer l'action, qu'elles soient le fait des collectivités locales, des entreprises, des financiers ou des Etats. Nous mettrons ainsi en valeur celles lancées lors du One Planet Summit.

Avez-vous bon espoir que les négociations aboutissent à des accords sur ces questions malgré la montée en puissance de gouvernements de plus en plus ouvertement climatosceptiques et/ou de plus en plus tournés vers leurs intérêts nationaux court-termistes ?

J'ai bon espoir parce que l'accord de Paris est considéré par l'immense majorité comme la meilleure feuille de route pour faire face à une menace qu'on ne peut combattre seul, ni par des mesures de court-terme. Il est déjà quasi-universel avec 184 Parties (183 pays et l'UE). Le soutien à l'accord est donc fort et aux Etats-Unis mêmes nombre d'Etats, villes, entreprises se mobilisent.

La pré-COP à Cracovie a récemment confirmé que la volonté d'adopter les règles d'application était là. L'Union européenne et la France sont très engagées pour parvenir à des règles ambitieuses, conformes à la lettre et à l'esprit de l'accord de Paris et qui le rendront pleinement opérationnel.

Des voix montent pour réclamer plus de « transition juste ». Comment la France conçoit-elle ce principe et le soutient-elle ?

La présidence polonaise a mis à l'ordre du jour de la COP ce thème très important de l'accompagnement du monde du travail face aux bouleversements économiques et sociaux liés à la transition écologique. L'Union européenne soutiendra la déclaration proposée par la Pologne sur solidarité et transition juste. La transition écologique doit en effet être solidaire alors que les effets du changement climatique affectent plus durement les plus fragiles à l'intérieur des pays mais aussi les pays les plus vulnérables. Nous exprimons notamment cette solidarité par nos financements climat à destination des pays en développement, qui augmentent progressivement et atteindront 5 milliards d'euros annuels d'ici 2020, avec une part renforcée pour l'adaptation, essentielle pour les plus vulnérables.

Pour aller plus loin
Rapport de la Commission européenne : où en est-on dans la mise en oeuvre de la stratégie de l’UE sur l’adaptation ?

Le 12 novembre dernier, la Commission européenne a publié un rapport sur la mise en oeuvre de la stratégie de l'UE relative à l'adaptation au changement climatique. En préambule, ce document pose le constat selon lequel les changements observés ont déjà un impact notable sur les écosystèmes, la santé humaine, ainsi que sur de nombreux secteurs économiques en Europe. Ainsi, la Commission Européenne rappelle que, dans le scénario d'un maintien du statu quo, ces détériorations pourraient largement s'aggraver du seul fait du changement climatique, notamment dans les secteurs de l'industrie, des transports et de l'énergie. De plus, s'il est urgent de trouver des solutions à l'échelle européenne pour s'adapter aux changements climatiques, la Commission démontre que les risques liés à ce phénomène dépassent largement les frontières de l'UE, notamment par le biais du commerce, des flux financiers ou encore des migrations. Ainsi, considérer l'adaptation comme un « bien public mondial » pourrait aider à mieux gérer les risques transfrontaliers et à renforcer la coopération internationale. Ce document a pour tâche d'évaluer la mise en oeuvre concrète de cette stratégie européenne, définie en 2013. Cette dernière comptait en effet trois objectifs à atteindre : augmenter la résilience des pays, régions et villes de l'UE ; éclairer la prise de décision au sujet de l'adaptation ; renforcer la résilience des secteurs clés vulnérables et des politiques de l'UE s'y rapportant. Depuis, si ces objectifs n'ont pas été complètement remplis, le rapport souligne qu'ils ont été poursuivis dans un grand nombre de secteurs et ont permis de nombreux progrès. Le nombre d'Etats membres mettant en application la stratégie est notamment passé de de 15 à 25 de 2013 à 2018. Les résultats de l'évaluation démontrent également qu'elle apporte une valeur ajoutée à tous les efforts locaux, régionaux et nationaux sur l'adaptation tout en conservant un avantage économique notable. Selon la Commission Européenne, cette stratégie a finalement permis de faire de l'adaptation un repère d'orientation pour de nombreuses politiques et programmes européens. A lire. 22 pages. Pour en savoir plus

Le tout 1er rapport annuel de l’Observatoire mondial de l’action climatique non-étatique

Le 20 novembre, l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique, créé par l'association Climate Chance, a publié son premier rapport annuel. Après la publication du rapport du GIEC sur les conditions pour rester sous un réchauffement mondial de 1.5°C, ce rapport met en lumière le potentiel d'action des acteurs non-étatiques (entreprises, autorités locales, ONG) pour le climat. Si les engagements des Etats constituent une condition nécessaire, elle demeure non suffisante pour limiter les impacts négatifs du changement climatique. Le dernier rapport du GIEC montre à quel point nous nous éloignons chaque jour un peu plus de la trajectoire de 1.5°C. Toutes les organisations, tous les secteurs d'activités, tous les Etats et chaque citoyen doit urgemment agir en ce sens. C'est de ce constat qu'est né l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique, créé par Climate Chance. Sa mission est de faire l'analyse de l'impact réel des actions entreprises par les acteurs non-étatiques sur l'évolution des émissions de gaz à effet de serre. Grâce à la synthèse de près de 1000 sources référencées (nombreux rapports mondiaux de think thanks, d'ONG, de base de données ou encore de littérature scientifique), ce premier rapport dresse le potentiel des acteurs non-étatiques dans la lutte contre le changement climatique et met en relief plus de 500 initiatives et 23 cas d'étude dans plus de 100 territoires. Ce rapport se divise en 3 cahiers : un premier cahier propose une analyse sectorielle en se focalisant sur 3 domaines (l'énergie, le transport, l'industrie et l'utilisation et le changement d'affectation des terres et des forêts), le deuxième cahier se concentre sur la mobilisation territoriale(question du reporting des collectivités et de l'action des élus locaux et de leurs réseaux) ; enfin le troisième et dernier cahier propose une analyse plus approfondie sur l'impact de la finance dans la nécessaire transition à opérer. A lire

Les Débats du Comité 21
Finance positive : retour sur le débat du 8 novembre

Le 8 novembre, le Comité 21 organisait le débat « La finance « positive » est-elle à la hauteur des enjeux du développement durable ?», qui s'est tenu chez notre adhérent Bpifrance. Bettina Laville a axé le débat autour des questions : où en est le développement de la finance durable ? Est-ce que les avancées sont à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux qu'elle promet de résoudre ? Philippe Zaouati - directeur général de Mirova, président de Finance for Tomorrow et auteur du livre « La finance verte commence à Paris » - a souligné que la France fait figure de leader sur le sujet de la finance positive. Mais la question qui se pose selon lui est de savoir ce que la France fera de ce leadership. Elle devra sans doute redéfinir la place financière du 21e siècle, qui sera, d'après l'auteur, digitale, axée sur le développement durable et les réseaux collaboratifs, et qui devra s'inscrire en faux contre la place financière du 20e siècle et ses dérives. Anne-Catherine Husson a apporté son éclairage sur l'enjeu éthique des investissements socialement responsables : nourrissent-ils le social et contribuent-ils à réorienter les flux financiers vers des projets à impact social ? Selon la directrice générale de Novethic, l'impact et la finalité de l'ISR restent encore à nuancer. Le domaine financier reste bridé par la réticence des acteurs envers la finance responsable, notamment en raison de la prégnance des critères de performance financière et de la notation qui en découle. Bachir Arouna, administrateur du Comité 21, ingénieur financier et directeur de la stratégie à la ville d'Enghien les Bains, a apporté un retour d'expérience sur les implications de la finance positive dans sa ville avec le projet territorial à forte valeur ajoutée et respectant les critères d'éco-conception, le Fouquets d'Enghien les Bains. Enfin, Chloé Laurent - responsable du développement de la finance responsable et durable au Crédit Mutuel Asset Management - a exposé la politique du Crédit Mutuel Asset Management en matière de finance durable. L'organisme financier a mené à bien plusieurs initiatives : l'élargissement de son offre de produits responsables, l'accompagnement pédagogique du grand public sur les concepts d'ESG et d'ISR, ou encore la création d'un fonds Green Bonds. Pour conclure ce débat, Anne-Catherine Husson a insisté sur le besoin de pédagogie dans le domaine de la finance positive, dont le taux de notoriété est encore bas, alors que ce sujet est de plus en plus au coeur des sommets internationaux. Le défi consiste donc à faire passer la finance durable de la réflexion à un véritable enjeu pour les acteurs économiques. Pour en savoir plus - Revoir le débat

Retour sur le débat du 5 novembre : éclairages sur la COP14 Biodiversité et COP24 Climat

A la veille de la tenue de la COP14 sur la biodiversité (qui s'achève actuellement Egypte), et de la COP24 sur les changements climatiques qui se tiendra en Pologne, Xavier Sticker, Ambassadeur français pour la Biodiversité et Brigitte Collet, Ambassadrice pour le Climat, ont été invités par le Comité 21 à partager leurs analyses sur l'impact et les enjeux des sommets internationaux passés et à venir. Dans un premier temps, Xavier Sticker a dressé un bilan mitigé des objectifs d'Aichi : des objectifs difficilement mesurables et loin de suffire à freiner l'érosion de la biodiversité en cours. La COP14 Biodiversité en Egypte est destinée à préparer le cadre du nouvel accord qui devra être trouvé lors de la COP15 de 2020 en Chine : en fixant des objectifs mesurables, plus ambitieux, soutenus par des engagements notamment des Etats et coalitions. Ensuite, Brigitte Collet est revenue sur l'importance de la COP24 de Katowice, qui doit permettre : d'établir les règles d'application de l'Accord de Paris et d'acter un rehaussement des ambitions des Etats au travers de leurs NDCs. Elle a évoqué les divers sujets de négociations, notamment ceux cristallisant le plus de divergences (la différenciation, le financement de l'adaptation des pays du Sud...). La rencontre s'est achevée sur un débat avec la salle autour de divers sujets d'actualités : l'émergence de la justice climatique, les prises de position inquiétantes des Etats-Unis et du Brésil, la position de l'Union européenne, etc.

Rendez-vous du Comité 21
6 décembre : Journées techniques « Economie circulaire et développement économique »

Le Comité 21 Grand Ouest organise, en partenariat avec le Conseil régional des Pays de la Loire et avec le soutien de l'ADEME, la 2ème journée technique « Economie circulaire et développement économique » le 6 décembre à Angers. Destinées prioritairement aux élus et aux chargés de développement économique des PCI, ces journées ont pour objectif de comprendre en quoi les enjeux de l'économie circulaire amènent à repenser le rôle des chargés de développement économique des EPCI, et de repartir avec des clés nécessaires à la mise en place d'un programme d'actions de développement économique circulaire sur leur territoire. Programme - Inscription. Alexandre Pleurdeau - pleurdeau@comite21.org

18 décembre : atelier « la Qualité de Vie au Travail (QVT) : par où commencer ? »

Obligation légale ? Engagement de l'entreprise ? La dynamique qualité de vie au travail et l'égalité professionnelle femmes-hommes est aujourd'hui une réponse aux enjeux économiques et sociétaux d'une entreprise, parmi lesquels les attentes de nouvelles générations de collaborateurs. Engagée ou non dans une démarche RSE, les entreprises ont aujourd'hui un nouveau défi à relever : celui d'une vraie politique de qualité de vie au travail, dont font partie la recherche d'un meilleur équilibre vie professionnelle / vie privée, l'innovation, la concertation ou encore la co-construction. Comment s'engager dans une démarche de QVT ? Quel intérêt pour les entreprises à mettre en place une démarche ? Comment mesurer la QVT ? Quelles bonnes pratiques inspirantes sur le territoire ? Ces ateliers entreprises se basent sur un partenariat entre le Comité 21 Grand Ouest qui accompagne ses adhérents sur la thématique RSE depuis de nombreuses années, et le réseau Anact-Aract (Agence Nationale/Régionale pour l'Amélioration des Conditions de Travail). Pour en savoir plus. Mathilde Bres - bres@comite21.org

Le Comité 21 partenaire
Le Comité 21 partenaire de la concertation «Peut-on apprendre à changer le monde ?» de l’ISIGE Mines Paris Tech

A l'occasion de ses 25 ans, l'ISIGE Mines ParisTech, institut de formation et d'expertise en environnement et développement durable, a organisé un colloque en juin 2018 sur « Peut-on apprendre à changer le monde ? » autour des enjeux de la formation et du développement durable. A la suite de cet événement, l'ISIGE - MINES ParisTech a souhaité prolonger les discussions en lançant une plateforme interactive de concertation Cartodéba afin de créer un lieu de débat et de mise en relation de tous les acteurs de la société. Le Comité 21 a souhaité s'y associer dans le cadre de son programme sur la Prospective « La grande transformation : moteurs et leviers ». Cette concertation se base sur huit controverses, les grands axes qui questionnent la formation et son rapport au Développement Durable, par des questions telles que : « Faut-il savoir ou agir ? », « A-t-on besoin de catastrophes pour défendre les communs ? » ou encore « Responsabilité environnementale, simple effet de mode chez les entreprises ? ». L'ISIGE souhaite voir les participants s'emparer de ces controverses et les alimenter, commenter, enrichir, contredire ou interagir avec les autres contributeurs. La restitution de ce débat sera mise en ligne au courant du mois de février 2019. Clôture de la concertation le 31 janvier 2018. Accéder à la plateforme - Tutoriel. Paul Turpault d'Huvé - paul.turpault_dhuve@mines-paristech.fr

Restitution de la consultation nationale «C’est quoi une ville citoyenne ?»

Initiée par l'association Empreintes Citoyennes, la consultation nationale « C'est quoi une ville citoyenne ?», dont le Comité 21 est partenaire, s'est déroulée tout au long de l'année 2018. Les résultats de cette consultation seront présentés le 7 décembre. Le postulat de départ est de penser la citoyenneté comme un enjeu territorial. L'association Empreintes Citoyennes a ainsi souhaité lancer en mars dernier une démarche de co-construction de la « ville citoyenne », qui doit aboutir à la construction d‘un label « village/ville citoyenne » en fonction des critères identifiés grâce aux résultats de cette vaste consultation nationale en ligne. Il s'agissait d'un questionnaire disponible et ouvert à tous, dont l'objectif principal était de définir ce qu'est un village ou une ville favorisant à la fois la responsabilisation et l'engagement citoyen ; cette consultation a finalement recueilli plus de 1 200 contributions. En parallèle, de nombreuses rencontres entre élus et citoyens étaient organisées. Empreintes Citoyennes et le Comité 21 vous invitent donc à venir découvrir les résultats de cette consultation et de participer à l'élaboration des critères du label « village/ ville citoyenne ». L'événement se déroulera le 7 décembre 2018 de 14h à 18h00 (suivi d'un apéro "citoyen") aux Halles Civiques Belleville (27 Rue Piat, 75020 Paris). Inscriptions (nombre de place limité)

19 décembre : le Comité 21 et ses adhérents participent au Colloque national sur l’Adaptation à Marseille

Le Groupe régional d'experts sur le climat en région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur (GREC-SUD), en partenariat avec le Comité National Français sur les Changements Globaux (CNFCG), le conseil scientifique du programme Gestion et Impacts du Changement Climatique (GICC MEEM) et Future Earth, organise le 2ème colloque national sur l'adaptation des territoires au changement climatique, les 17, 18 et 19 décembre 2018 à Marseille. Ces trois jours d'échanges seront l'occasion de mettre autour de la table des chercheurs, élus, associations, entreprises et citoyens afin de débattre sur les conséquences du changement climatique sur le plan environnemental, social et économique. Il s'agira finalement de faire émerger de ces discussions des solutions durables en faveur de l'adaptation et de l'atténuation de l'émission de gaz à effet de serre au sein des territoires. Dans le cadre de son Programme Adaptation, le Comité 21 aura le plaisir d'assister, accompagné d'un certain nombre de ses adhérents, à la troisième journée de ce colloque, qui portera sur les transitions et les leviers d'actions pour les territoires. La journée sera rythmée par des conférences, des tables rondes et des ateliers qui aborderont des enjeux centraux cette thématique (contribution des espaces naturels pour préserver la biodiversité et orienter la gestion territoriale, agriculture et ressources en eau, adaptation et atténuation...). Pour en savoir plus

Remise des Prix Energies Citoyennes : 12 lauréats récompensés pour leurs stratégies énergétiques

Le 6 novembre s’est tenue la cérémonie de Remise des Prix Energies Citoyennes 2018, organisée par ENGIE Cofely à la Maison des Océans (Paris 5e), qui récompensait les stratégies locales contribuant à la transition énergétique des collectivités françaises, établissements publics locaux, communes, groupements de communes, structures intercommunales, syndicats, départements, et des régions. Ces prix viennent ainsi saluer et valoriser les initiatives françaises locales en faveur de l’efficacité énergétique. Pour cette 9e édition, Bettina Laville, présidente du Comité 21, a présidé le jury, composé d’experts, d’associations d’élus et de médias. Ce dernier a étudié et sélectionné les dossiers de candidature d’un panel de 44 participants (collectivités, syndicats et établissements publics) à l’aune de plusieurs critères : la vision stratégique et trois types d’actions exemplaires en faveur de la transition énergétique (une action concrète mise en place ces deux dernières années, une action particulièrement innovante et une action de sensibilisation à destination des habitants, des scolaires, des citoyens, agents…). A la suite de cette remise des prix, le Comité 21 tient à féliciter chaleureusement les lauréats des 4 catégories mises à l’honneur :
- Pour la catégorie collectivités territoriales et EPCI de moins de 20 000 habitants : les villes de Lucinges (74), Malaunay (76) et Saliès (81)
- Pour la catégorie 20 000 à 100 000 habitants : les villes d'Epernay (51), de Frontignan la Peyrade (34) et de Sevran (93)
- Pour la catégorie plus de 100 000 habitants : la communauté d'agglomération de Cergy-Pointoise (95), la Communauté d'agglomération de La Rochelle et la métropole de Toulouse
- Pour la catégorie établissements publics locaux et syndicats : le Centre Hospitalier de Niort, l'IMT Lille Douai, et le syndicat mixte fermé Chambéry-Grand Lac Économie
Le jury a également tenu à décerner deux prix hors-catégorie. Il a ainsi attribué un Prix Coup de C½ur au Groupe Valophis pour son plan climat énergie qui a permis une économie d’énergie de près de 20% dans ses logements, et un Prix Spécial à la communauté urbaine d’Aras pour ses nombreux efforts en faveur de la mobilité douce et des alternatives à la voiture. Crédit photo : David Marmier. Pour consulter la liste des lauréats

Appel à projet
Lancement de l’appel à projets « Territoire d’Innovation »

Le Secrétariat général pour l’investissement et la Banque des Territoires annoncent le lancement de l’appel à projets « Territoires d’Innovation » du Programme d’Investissements d’Avenir, ouvert du 23 novembre 2018 au 26 avril 2019, dans le cadre du Grand plan d’investissement. Cet appel, opéré par la Caisse des Dépôts via la Banque des Territoires pour le compte de l’Etat, possède une enveloppe de 450 millions d’euros, dont 150 millions de subventions et jusqu’à 300 millions de fonds propres. L’objectif est d’en faire un outil pour la transformation du pays par l’investissement et de permettre, la valorisation et l’accompagnement de l’innovation au sein des territoires dans plusieurs domaines (numérique, énergie durable, mobilité propre, transformation du secteur agricole et du système de santé, adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail). Il s’agit finalement de soutenir la création de nouveaux modèles qui répondent aux objectifs de transformations propres au Grand plan d’investissement annoncé par le Premier Ministre. L’appel à projets « Territoire d’innovation » donnera lieu à la sélection et l’accompagnement de 20 projets de territoires engagés dans une stratégie innovante de développement économique portée par des acteurs publics et privés et impliquant pleinement les populations. Seront privilégiées les actions ayant un impact dans les territoires menant une action de revitalisation de leur industrie (en particulier les « Territoires d’industrie » annoncés dans le cadre du Conseil national de l’industrie réuni par le Premier ministre le 22 novembre), les territoires menant des actions de revitalisation de leur centre (c½urs de villes, centre-bourgs) et les territoires agricoles en transition. Pour en savoir plus

A lire
« La Grande transition de l’humanité. De Sapiens à Deus » de Christine Afriat et Jacques Theys

Nous sommes à « l'âge des transitions » - numérique, écologique, démographique, géopolitique, cognitive voire anthropologique - et avec elles s'invente ou s'annonce un nouveau futur. Mais si ces transformations multiples n'étaient que la manifestation d'un mouvement séculaire beaucoup plus vaste, amorcé au siècle dernier, et seulement comparable dans son ampleur au passage, il y a une dizaine de milliers d'années, du nomade cueilleur chasseur au sédentaire agriculteur puis urbain ; l'expression d'une « Grande Transition » - dont nous pressentons qu'elle fera basculer l'humanité de manière irréversible dans un monde radicalement différent de ce qu'il est aujourd'hui, mais dont nous avons peine encore à dessiner les contours et les conséquences ? C'est l'hypothèse explorée dans cet ouvrage à plusieurs mains, réalisé à l'initiative de la Société Française de Prospective, qui s'attache à décrypter le sens et la dynamique de ce grand mouvement dans lequel nous sommes plongés et se demande s'il est encore possible de l'orienter. Ouvrage collectif réalisé sous la direction de Christine Afriat et Jacques Theys, avec la contribution de Thierry Gaudin, Patrick Viveret, Fabienne Goux-Baudiment, Francis Jutand, Yannick Blanc, Jean-Éric Aubert, Patricia Auroy, Jean-Jacques Ballan, Rémi Barré, Pascal Chabot, Dominique Christian, Jean-Christophe Lipovac. En savoir plus. Ed. FYP - 272 pages - 23 euros

« Les plans climat-air-énergie territoriaux » de Emile Goze et Charlotte Izard

L'année 2018 marque un changement important pour les collectivités territoriales et leurs établissements de coopération intercommunale : à partir de cette date, la plupart d'entre eux deviennent les coordinateurs de la transition énergétique. Il leur incombe à ce titre d'engager la transition énergétique et climatique de tout un territoire, de réduire les émissions de gaz à effet de serre locales, conformément aux engagements internationaux de la France, et d'adapter autant que possible la société et les activités économiques de leur territoire aux changements à venir. Les plans climat-air-énergie sont les actes administratifs « cadres » de cette nouvelle mission. Ces actes transversaux issus de la science écologique, aux aspects juridiques complexes, doivent permettre aux collectivités territoriales de relever, en concertation avec les autres acteurs locaux, l'un des plus grands défis environnementaux de notre temps. Cet ouvrage expose avec précision les enjeux et modalités d'élaboration des plans climat-air-énergie territoriaux et illustre leur mise en oeuvre pratique par un ensemble d'exemples, apportant ainsi l'essentiel des informations nécessaires pour réaliser ce type d'acte. En savoir plus. Ed. Territorial – 88 pages – 65 euros

« Vers une révolution positive : 20 solutions citoyennes pour changer le monde » de Jacques Attali

Ce livre présente les 20 propositions issues de la consultation citoyenne internationale Up for the Planet, qui seront au coeur du Global Positive Forum organisé le 20 novembre prochain au Ministère des Affaires Étrangères. Fruit d'une démarche inédite, ce livre réalisé sous la direction de Jacques Attali et préfacé par Christine Lagarde, veut rendre audible la parole de la génération actuelle qui demande une « révolution positive ». Pour cela, 50 000 citoyens du monde entier ont répondu à une consultation en proposant leurs idées pour construire un monde meilleur en matière d'économie, d'environnement et des conditions de vie de tous. Sous l'égide de Positive Planet, des comités d'experts composés d'intellectuels, de syndicats, d'entreprises et d'experts en ont ensuite extrait la substantifique moelle : l'économie doit être orientée au service des générations futures, le souci de la préservation de l'environnement prévaloir, et la volonté d'améliorer les conditions de vie de toutes et tous affirmée. Ces orientations majeures se déclinent sous la forme de vingt propositions concrètes développées en profondeur, accompagnées d'un plan de mise en oeuvre pour parer aux conséquences du changement climatique, financement d'une couverture maladie universelle, renforcement de l'Organisation internationale du travail, instauration d'une charte éthique pour une intelligence artificielle au service de tous... Toutes sont possibles et portées par des citoyens, portant la promesse d'un monde durable et solidaire. En savoir plus. Ed. Fayard - 224 pages - 19 euros

« Justice et environnement. Les citoyens interpellent le politique » de Lydie Laigle et Sophie Moreau

Un ouvrage unique sur les inégalités environnementales et justices climatiques. Inscrit dans la série proposée par le Laboratoire d'excellence Futurs Urbains, cet ouvrage consacré à la justice environnementale croise les analyses de Lydie Laigle et Sophie Moreau sur la circulation et l'appropriation de cette notion dans des cadres géographiques variés : États-Unis, France, Madagascar. À travers ses différentes interprétations, la justice environnementale interroge le devenir des relations des sociétés à l'environnement dans un contexte de crise environnementale et de globalisation. Elle pose la question des inégalités sociales face à l'environnement et du rôle joué par les institutions et les mobilisations citoyennes dans la reconnaissance des injustices vis-à-vis des détériorations environnementales. Ce livre explore les défis démocratiques soulevés par ces injustices. En savoir plus. Ed. Infolio - 237 pages - 15 euros

Eco-dates

2 au 14/12 à Katowice (Pologne) : conférence annuelle de la convention Climat-COP24 - CCNUCC et Pologne - en savoir plus
3/12
à Paris : débat « Les nouveaux enjeux de la gouvernance d'entreprise » - Association d'Economie financière - en savoir plus
4/12 à Paris : conférence « Financer la rénovation énergétique du patrimoine des collectivités » - ARENE Ile de France - en savoir plus
4/12 en ligne : webconférence « Demain, tous malades des conséquences du changement climatique ? » - APCC - en savoir plus
4/12 à Paris : présentation publique de l'ouvrage « Énergies nouvelles, territoires autonomes ? » - Inalco - en savoir plus
5-6/12 à Paris : semaine de la chaleur renouvelable - ADEME, Amorce, Fedene, SER - en savoir plus
5-6/12 à Montpellier : 9ème Congrès national en santé environnemental - SFSE (Société Française de Santé et Environnement) - en savoir plus
6/12 à Rennes : forum des mobilités durable - SNCF - en savoir plus
6/12 à Paris : ateliers « Urgence climatique ! Parcs résilients et infrastructures vertes, pour des villes vivables » - Cités Vertes - en savoir plus
6/12 à Pessac : « Eau et économie circulaire : une journée BtoB pour trouver des solutions et des partenaires - CCI Nouvelle Aquitaine - en savoir plus
7/12 à Paris : conférence « Bilans et perspectives de l'article 173-VI » - FIR - en savoir plus
10/12 à Paris : 4ème édition du colloque sur « L'hydrodiplomatie et le changement climatique pour la paix en Mésopotamie : cas du bassin du Tigre et de l'Euphrate » - Semide - en savoir plus
11/12 à Paris : conférence « Réparer la ville - Pour une régénération des lotissements » - La Fabrique écologique - en savoir plus
11-12/12 à Montpellier : « EnerGaïa : Le Forum des énergies renouvelables » - Montpellier Events - en savoir plus
12/12 à Paris : rencontres scientifiques de l'Anses sur la santé des abeilles - ANSES - en savoir plus
12/12 à Paris : conférence « Mesure d'impact dans le secteur non lucratif : jusqu'où peut-aller ? » - IDAF - en savoir plus
12/12 à Nantes : conférence-débat « Qu'y a-t-il d'universel dans le revenu universel ? » - collège des transitions sociétales - en savoir plus
13/12 à la Défense : lancement du guide « La feuille de route économie circulaire en action : s'engager et piloter » - ORÉE - en savoir plus
17-18/12
à Paris : 2ème forum Biodiversité et Économie - Agence française pour la Biodiversité (AFB) - en savoir plus
17-19/12 à Marseille : 2ème colloque national science et société : « Pour l'adaptation des territoires aux changements climatiques » - GREC-SUD - en savoir plus
18/12 à Paris : conférence « Dynamiques migratoires, quels enjeux ? » - AFD - en savoir plus
19/12
à Paris : rencontre Ecotech Production et stockage décentralisés de l'énergie - EnergICS et Pexe - en savoir plus